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MOUANTOUO : ALI FADIGA AU CHEVET D’UNE ÉCOLE PRIMAIRE EN GRANDE DIFFICULTÉ
Société

MOUANTOUO : ALI FADIGA AU CHEVET D’UNE ÉCOLE PRIMAIRE EN GRANDE DIFFICULTÉ

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Journaliste

05 October 2026 181 lectures
Après une année scolaire marquée par un taux de réussite de 0 % au CEPE, l’école primaire de Mouantouo fait face à une situation préoccupante. Alerté par la chefferie et le COGES, Ali Fadiga s’est rendu sur place pour constater la situation et apporter un premier appui d’urgence. À Mouantouo, l’école primaire est aujourd’hui au cœur des préoccupations de la communauté villageoise. L’établissement, qui aurait enregistré 0 % de réussite au CEPE lors de la précédente session, fait face à d’importantes difficultés. Une situation qui a poussé certaines familles à inscrire leurs enfants dans le village voisin de Gbahaleu, tandis que les élèves restés à Mouantouo doivent composer avec des conditions d’apprentissage particulièrement précaires. C’est dans ce contexte que la chefferie du village et le COGES ont sollicité, en urgence, l’appui d’Ali Fadiga. UNE VISITE POUR CONSTATER LA RÉALITÉ DU TERRAIN Alerté au dernier moment, Ali Fadiga a tenu à effectuer personnellement le déplacement à Mouantouo ce samedi 26 septembre. L’objectif : voir les réalités de l’école, échanger avec les responsables locaux et comprendre les difficultés auxquelles sont confrontés les enseignants, les élèves et leurs parents. Sur place, il a pu constater l’état des installations et les efforts engagés par la communauté pour permettre aux enfants de poursuivre leur scolarité. Face à l’urgence, des salles de classe en matériaux précaires, communément appelées « cabanes », sont en cours de réalisation afin d’éviter que les élèves ne soient contraints de parcourir davantage de kilomètres pour aller étudier. « IL FALLAIT VENIR VOIR PAR SOI-MÊME » Pour Ali Fadiga, cette visite ne devait pas se limiter à une simple annonce de soutien. «« Quand une communauté vous appelle pour vous dire que ses enfants risquent de ne pas pouvoir étudier dans de bonnes conditions, il faut venir voir. Il faut écouter les responsables, regarder la réalité et comprendre ce qui se passe réellement sur le terrain. »» Une démarche qui a été saluée par les responsables communautaires présents. L’ENSEIGNANT BÉNÉVOLE : « NOUS FAISONS AVEC LES MOYENS DU BORD » L’un des enseignants bénévoles de l’école a présenté les difficultés rencontrées au quotidien. «« Nous voulons enseigner et donner le meilleur de nous-mêmes aux enfants, mais les conditions sont difficiles. Nous faisons avec les moyens du bord. Notre souhait est simplement que les enfants de Mouantouo puissent apprendre dans un cadre digne et bénéficier des mêmes chances que les autres enfants. »» Pour lui, l’urgence est désormais de permettre à l’école de fonctionner normalement et de redonner confiance aux familles.
LE CHEF DU VILLAGE : « NOUS AVONS BESOIN DE SOUTIEN » Le chef du village de Mouantouo, Monkoué Bouh Eugène, a également exposé les préoccupations de sa communauté. «« Nous sommes reconnaissants à ceux qui prennent le temps de venir constater nos difficultés. Notre priorité, ce sont nos enfants. Nous ne voulons pas que les parents soient obligés d’envoyer leurs enfants ailleurs simplement parce que notre école manque de moyens. »» Pour le chef du village, la mobilisation autour de l’école doit permettre de créer les conditions nécessaires au maintien des enfants dans leur environnement familial. LES FEMMES S’IMPLIQUENT DANS LA DÉFENSE DE L’ÉCOLE Présente lors de la visite, Sami Sidonie, présidente des femmes de Mouantouo, a insisté sur les conséquences de la situation pour les familles. «« Une école qui fonctionne bien, c’est tout le village qui gagne. Nous, les femmes, sommes directement concernées parce que nous voyons chaque jour les difficultés de nos enfants. Nous souhaitons que cette situation trouve rapidement une solution durable. »» Son message traduit une attente largement partagée : voir l’école redevenir un véritable moteur de développement pour le village. LA JEUNESSE VEUT AUSSI CROIRE EN SON ÉCOLE Le président des jeunes du village a, pour sa part, appelé à une mobilisation collective. «« Nous devons tous nous mobiliser pour notre école. Si les enfants quittent le village pour aller étudier ailleurs, c’est l’avenir même de Mouantouo qui est concerné. Nous remercions ceux qui viennent nous écouter et nous espérons que cette mobilisation permettra d’obtenir des solutions durables. »» UNE « BONNE NOUVELLE » ANNONCÉE, MAIS TENUE ENCORE SECRÈTE Au cours de sa visite, Ali Fadiga a également annoncé une nouvelle qu’il qualifie de « bonne nouvelle » pour l’école de Mouantouo. Mais il a choisi de ne pas encore en révéler le contenu. «« J’ai une bonne nouvelle pour cette école. Mais je préfère avoir le droit d’en informer officiellement le village au moment opportun. Ce que je peux vous dire aujourd’hui, c’est que nous travaillons pour apporter une réponse qui va au-delà de l’urgence actuelle. »» Une annonce qui a naturellement suscité la curiosité des responsables et des populations présentes.
DES KITS SCOLAIRES POUR TOUS LES ÉLÈVES LE 15 OCTOBRE En attendant cette annonce, Ali Fadiga a confirmé une première action concrète. Une remise de kits scolaires est prévue le 15 octobre au profit de l’ensemble des élèves de l’école primaire de Mouantouo. Cette initiative vise notamment à soutenir les familles et à permettre aux enfants de disposer du matériel nécessaire pour poursuivre leur apprentissage. LE CHEF DE GBAHALEU PRÉSENT Fait également remarqué lors de cette rencontre : la présence du chef du village de Gbahaleu, localité vers laquelle certaines familles de Mouantouo ont commencé à orienter leurs enfants en raison des difficultés rencontrées par leur école. Sa présence témoigne de l’intérêt que suscite la situation au-delà des seules limites de Mouantouo. Il était notamment présent pour écouter les échanges et prendre connaissance de la démarche engagée autour de l’école. AU-DELÀ DE L’URGENCE, UNE QUESTION DE RESPONSABILITÉ La situation de l’école primaire de Mouantouo pose finalement une question plus large : comment garantir à chaque enfant de la commune des conditions d’apprentissage dignes, quel que soit son village ? L’urgence consiste aujourd’hui à sauver l’année scolaire. Mais pour les populations, l’objectif doit être plus ambitieux : disposer, à terme, d’une école stable, correctement équipée et capable d’offrir aux enfants les mêmes chances de réussite que ceux des autres localités. À Mouantouo, la mobilisation vient donc de franchir une nouvelle étape. Après l’alerte de la chefferie et du COGES, la visite d’Ali Fadiga ouvre désormais la voie à de nouvelles perspectives pour cette école. Reste à attendre la « bonne nouvelle » annoncée pour comprendre ce que pourrait être la prochaine étape. À Mouantouo, l’école veut désormais tourner la page des difficultés et écrire une nouvelle histoire. Franck Sami,de retour de Mouantouo

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